La production du petit gris

Quelques chiffres
Réalisé le plus souvent en serres par quelques entreprises maraîchères rennaises pour une récolte ciblée entre le début mai et la fin septembre, voire le début novembre pour certains, la production du melon Petit gris de Rennes totalise aujourd'hui environ un trentaine de tonnes, commercialisées en grande partie sur le marché local, en vente directe.
  

 
   
 

Savoir-faire

Les graines, produites dans l'exploitation, sont semées sous châssis en serre chauffée à température minimale de 25 °C/ fin décembre ou début janvier pour les productions les plus précoces, en même temps que celles du porte-greffe résistant aux parasites du sol. Benincasa hispida, le porte-greffe traditionnel, est de plus en plus remplacé par le RS 841, hybride interspécifique de Cucurbita maxima et C. moschata, qui apportera, outre la résistance au Fusanum oxysporum f. sp. melon/s, un gain de vigueur à la plante de melon et, ainsi, une augmentation du calibre des fruits.
 
 


Après le greffage opéré 15 à 20 jours après le semis puis repiquage en godet, les plantes sont installées en culture à raison de 1 à 2 plantes par mètre carré. Elles recueilleront les soins les plus attentifs : chauffage de la serre à 25 °C de jour et 16 °C de nuit, conduite en palissé sur deux ramifications primaires après étêtage, pincement des ramifications fructifères à une feuille après le fruit, maîtrise de l'irrigation en prévention de la vitrescence, souvent présente dans les fruits du petit gris. Les plantes entrent en production vers le 20 avril. 7 à 9 fruits sont généralement obtenus en première fructification pour un rendement de 4 kg maximum. Le stade de cueillette du fruit se repère au décollement du pédoncule floral sur le fruit. 24 heures plus tard, le fruit finement moucheté passe du vert sombre à un vert-Jaune : il correspond au stade optimal de sa consommation.

 
 

Un autocollant de couleur rouge et or indique la mention « Véritable petit gris de Rennes » collé sur chacun des fruits mis en commerce. Une relance hypothétique du melon petit gris de Rennes, dont la mémoire existe encore dans les tranches d'âge les plus avancées de la population locale, est liée au remplacement de la technique du greffage, cause première de la dégradation de la qualité du fruit, par l'utilisation de variétés résistantes à la fusariose.